PreciDIAB

Edito Mars 2021:

Ensemble, l’Université de Lille et PreciDIAB œuvrent pour une recherche et une formation d’excellence !

 

Le Centre National de Médecine de Précision des Diabètes PreciDIAB est l’aboutissement d’une recherche d’excellence menée depuis une quinzaine d’années. En 2010, il y a d’abord eu l’obtention de l’équipement d’excellence Ligan pour les développements sur la génomique du diabète et de l’obésité. L’année suivante, la même équipe, dirigée par le Pr. Philippe Froguel, obtient le LABel d’EXcellence via EGID. Jusque-là, le laboratoire disposait d’un plateau technique « classique ». Avec ces financements, l’équipe dispose d’outils uniques au Nord de Paris, avec des séquenceurs de haute technologie et une capacité inédite d’utilisation des données produites, pour la découverte de nouveaux gènes prédictifs des maladies métaboliques. C’est une grande fierté pour tout l’établissement !

Si, jusqu’alors, l’approche est avant tout centrée sur la recherche fondamentale dans les domaines du diabète et de l’obésité, le laboratoire élabore en complément une autre méthodologie, beaucoup plus centrée sur le patient. Alors que le diabète a une prévalence trop importante sur les Hauts-de-France par rapport à la moyenne nationale, le Centre National PreciDIAB oriente son travail sur deux objectifs majeurs : retarder l’apparition de la maladie et diminuer les complications qui y sont liées.

Pour ce faire, il faut des financements conséquents. L’I-SITE possède un rôle central  dans la gouvernance du projet et sa gestion administrative ayant conduit à la labélisation de PreciDIAB, le 1er janvier 2019. Les fonds obtenus de l’I-SITE peuvent sembler relativement faibles au regard du budget total des cinq années de budget prévisionnel de PreciDIAB. En fait, l’énergie déployée par l’I-SITE en faveur de ce projet, a permis un effet-levier considérable vis-à-vis de la somme initiale de 5 millions d’euros mise sur la table par l’Agence Nationale de la Recherche, pour arriver finalement à un financement total de plus de 20 millions d’euros provenant de la MEL, la Région et l’Europe à travers le programme FEDER.

Depuis lors, l’I-SITE et les collectivités ont su proposer des conditions de travail attractives permettant le recrutement du Dr. Marc-Emmanuel Dumas, un chercheur de talent qui, de Londres, a rejoint les équipes de PreciDIAB.

En matière d’enseignement, le travail en bonne intelligence entre l’Université de Lille/I-SITE et PreciDIAB a permis la création à la rentrée 2020 du programme gradué « médecine de précision » s’articulant autour d’un parcours de master et de doctorat. L’ensemble de la formation répond à des critères d’internationalisation, d’interdisciplinarité et d’intersectorialité en accord avec les attentes et les besoins du monde socio-économique.

Le programme gradué s’articule autour des 3 objectifs phares de la santé de précision à Lille:

1. Promouvoir la biologie systémique et la médecine de précision

2. Catalyser la révolution numérique dans la recherche biomédicale

3. Optimiser l’impact pour le patient et la société

Evoquer le Centre National PreciDIAB, c’est, en quelque sorte, résumer la philosophie de l’I-SITE : structurer la recherche autour d’une thématique forte en proposant un financement qui agisse comme effet-levier et permette d’attirer les compétences extérieures tout en proposant une formation d’excellence au service du territoire des Hauts-de-France.

Nous avons une ambition similaire pour pérenniser l’I-SITE dans le cadre de la future Université Lille 2022. Nous voulons être la locomotive territoriale, en matière de recherche et d’enseignement supérieur, tout en entraînant dans notre sillage les acteurs territoriaux et les forces vives entrepreneuriales. Nul doute que PreciDIAB inclus dans le hub « santé de précision » apportera au projet Université Lille 2022 un crédit scientifique certain !

En cette année qui célèbre les 100 ans de la découverte de l’insuline, je suis fier de la participation des équipes de l’Université de Lille à ce projet de recherche d’excellence au service des patients diabétiques, avec l’ambition d’améliorer significativement leur qualité de vie.

Jean-Christophe Camart, Président de l’Université de Lille