Le diabète de type 2 représente 90 à 95 % des cas de diabète et constitue un enjeu majeur de santé publique. Longtemps attribué à l’obésité et au mode de vie sédentaire, il est désormais reconnu comme une maladie à forte composante génétique, avec une héritabilité estimée autour de 70 %. Dans une revue parue dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, nos chercheurs ont résumé l’influence des facteurs génétiques sur la pathophysiologie du diabète de type 2, révélant un continuum plutôt qu’une différence marquée entre les formes monogéniques, oligogéniques et polygéniques. L’apport des études récentes affine notre compréhension des mécanismes sous-jacents et ouvre la voie à la médecine de précision. Par ailleurs, l’impact des facteurs environnementaux, notamment via les modifications épigénétiques, ajoute une complexité supplémentaire à cette maladie multifactorielle. Ces avancées pourraient transformer la prise en charge du diabète de type 2 en personnalisant les stratégies de prévention et de traitement.
Référence de la publication
Sarah Meulebrouck, Judith Merrheim, Gurvan Queniat, Cyril Bourouh, Mehdi Derhourhi, Mathilde Boissel, Xiaoyan Yi, Alaa Badreddine, Raphaël Boutry, Audrey Leloire, Bénédicte Toussaint, Souhila Amanzougarene, Emmanuel Vaillant, Emmanuelle Durand, Hélène Loiselle, Marlène Huyvaert, Aurélie Dechaume, Victoria Scherrer, Piero Marchetti, Beverley Balkau, Guillaume Charpentier, Sylvia Franc, Michel Marre, Ronan Roussel, Raphaël Scharfmann, Miriam Cnop, Mickaël Canouil, Morgane Baron, Philippe Froguel & Amélie Bonnefond. Nature Communications. 05 aout 2024

